jeudi 21 septembre 2017

[Cinématographie] Mother !

Date de sortie 13 septembre 2017 (2h 02min)
De Darren Aronofsky
Avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris, Michelle Pfeiffer
Nationalité Américain
Interdit aux moins de 12 ans

« Un couple voit sa relation remise en question par l'arrivée d'invités imprévus, perturbant leur tranquillité. »

Bon, il est difficile de parler de se film sans spoiler. Il est même difficile d'en parler tout court, en fait.

C'est le genre de film qui vous laisse soit indifférent, soit avec le sentiment de n'avoir rien compris et perdu votre temps. Soit vous ressortez de la salle assez chamboulé, avec des idées plein la tête. Cette seconde option est mon cas.

Il est probable que je fasse partie du publique cible de ce réalisateur. En effet, j'ai adoré "Requiem for a Dream", c'est un des premiers films de ma vie à m'avoir complètement retournée. "The Fountain", m'avait transportée et émue. Plus récemment, j'ai été touchée, perturbée par "Black Swan".

"Mother!" ne m'a pas laissée indifférente non plus. Il y a énormément de symboles, de métaphores et c'est à vous d’interpréter les choses avec votre façon de penser et de ressentir. D'ailleurs, nous ne savons pas comment se nomment les personnages, c'est assez lourd de sens et c'est vous qui leur donnerez une identité.

Les acteurs incarnent vraiment bien leurs rôles, puis bon, j'ai un petit faible pour Jennifer Lawrence. Elle m'a fait passer par pas mal d'émotions à travers ce personnage.

Au niveau du rythme, on retrouve la touche du réalisateur. Les choses évoluent doucement, pour s'emballer totalement en suite. La musique, ou plutôt l'absence de musique, donne quelque chose de lourd et pesant. Il est plus question de sons de toutes sortes, plutôt que de musique à proprement parler finalement. Certains bruits sont accentués, il en va de même pour la respiration ou la voix des personnages à certains moments. Visuellement, les gros plans sont très présents et la caméra donne parfois le tournis. Tout en ayant une esthétique particulière, mais bien présente.
Tout est fait pour accentuer un sentiment de malaise, d’oppression, perturber le publique. Puis peut-être le toucher ?

Impossible de vous décrire plus encore sans vous dévoiler le film. Je peux simplement vous conseiller de le voir, au risque d'être hermétique à l'univers de Darren Aronofsky (pour exemple, ma petite sœur a trouvé le film juste chiant), mais tentez tout de même.
Spoiler:
Pour commencer dans cette partie Spoiler, je suis vraiment frustrée ! Pour cause, je suis dingue des affiches au style "peinture" qui ont été faites pour le film. Mais je trouve qu'elles en montrent trop et font presque office de spoiler justement. Après avoir vu le film je les ai trouvées tellement lourdes de sens, que je n'ai pas voulu les poster dans mon article, à regret haha !

Pour moi, ce film est un mélange d'interprétations et d'images. J'y vois tant de sujets abordés. La religion, la nature ("mère" nature), l'humanité, l'essence même de l'humain, l'essence de la création, l'amour, la dévotion, la souffrance, la souffrance dans la création ? La destruction, l'Apocalypse, l'auto-destruction... Un éternel recommencement. Je ne vais pas développer plus que ça, je suppose qu'il existe des tonnes d'analyses sur le net. Mais j'ai très envie de revoir ce film, pour capter des détails loupés et me retourner le cerveau et le cœur en y songeant.

dimanche 17 septembre 2017

[Cinématographie] Seven Sisters

Date de sortie 30 août 2017 (2h 04min)
De Tommy Wirkola
Avec Noomi Rapace, Glenn Close, Willem Dafoe
Genres Science fiction, Thriller
Nationalités Américain, Britannique, Français, Belge
Interdit aux moins de 12 ans

"2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman.
Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…"

J'apprécie beaucoup Noomi Rapace, je l'ai découverte dans "Millénium, le fim" et j'ai de suite accroché.
Forcément, Seven Sisters m'a intriguée et j'ai beaucoup aimé son/ses interprétation(s). Ce type de rôle doit être quelque chose de fou pour un acteur ! Le film est vraiment bien fichu à ce niveau d'ailleurs.
Glenn Close est très pertinente dans son rôle. Elle a des expressions particulières et un visage assez rigide, froid et agaçant. Ce personnage est tellement irritant !

Le scénario est dynamique et plutôt original, j'ai bien aimé l'idée générale du film et les messages véhiculés. L'univers créé est intéressant et bien trouvé.
J'ai assez vite imaginé la raison de la disparation de Lundi, mais ça ne m'a pas gênée pour autant. Ce film a pas mal d'action et le tout s'enchaîne bien. Certaines scènes sont un peu grosses, mais on passe vite outre. On reste embarqué sans trouver le temps long, même quand on a des idées sur la suite des événements.

J'ai vu des personnes critiquer la personnalité des 7 sœurs, évoquant l'idée de clichés. Il est vrai qu'elles sont un peu stéréotypées, mais je pense qu'il est ici question de représenter des atouts et des faiblesses tout au long du film. Chaque sœur a un rôle particulier à jouer au fur et à mesure de l'histoire et c'est leurs différents caractères qui sont la source de solutions, ou de complications. L’intelligence poussée de Vendredi, le charme de Samedi, etc... Pour moi le but était là : former une sorte d'équipe avec des aptitudes variées pour surmonter les obstacles. Mais aussi accentuer cette idée d'une seule femme "Karen Settman", cachant de multiples facettes. J'y vois un truc assez symbolique. Bref...

Pour conclure, j'ai vraiment apprécié ce film. Si vous avez l'occasion de le voir, n'hésitez pas.

Edit : Je vous partage la vidéo de Rey (Reyted'R), qui semble avoir un avis assez proche du mien sur ce film. Par la même occasion, cela vous permettra de découvrir sa chaîne youtube et son blog, où il parle de nombreuses séances ciné.

samedi 29 juillet 2017

[Cinématographie] To The Bone

Date de sortie 14 juillet 2017 sur Netflix (1h 47min)
De Marti Noxon
Avec Lily Collins, Keanu Reeves, Carrie Preston plus
Nationalité Américain

"Ellen a 20 ans et est anorexique. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à suivre différents programmes afin de se soigner. Déterminée à l'aider, sa famille l'envoie dans un centre spécialisé dirigé par un médecin non conventionnel. Surprise par les règles du centre et charmée par son nouvel entourage Ellen va tenter de se reconstruire et s'accepter."
Au moment où nous faisons connaissance avec Ellen, sa maladie est déjà bien présente. Le film n'aborde pas vraiment les raisons profondes de ses troubles alimentaires et s'oriente plus sur une question centrale : Au fond, veut-elle vivre ?

Je connais un peu l'univers des TCA (troubles du comportement alimentaire), en tous cas certaines facettes de très près. En prenant ça en compte, mon avis sur le film est assez mitigé.

Pour commencer, j'ai aimé Lily Collins dans le rôle d'Ellen et l'ai trouvée convaincante. (Elle-même passée par le même genre d'épreuves que son personnage, elle était parfaite pour ce rôle.) Keanu Reeves lui donne la réplique à travers un médecin faisant également office de figure paternelle et ce duo fonctionne plutôt pas mal.

Il existe de nombreux troubles différents et To the bone est surtout centré sur le cas d'Ellen (principalement l'anorexie mentale). On voit parfois d'autres petites choses à travers les personnages présents au centre du Dr. William Beckham mais rien de très poussé. Il me semble important de préciser que la réalité est bien plus complexe que ce film. Bien plus brutale également.

Certains personnages sont assez clichés, de même que la situation familiale d'Ellen ou encore certaines scènes (que je ne veux pas divulguer pour éviter de spoiler). Ce qui permet d'apporter une touche assez légère, drôle parfois. Je crois que le but est de rendre le film moins dur, en tous cas cela diminue à l'écran les effets ravageurs et noir que peuvent avoir les TCA. Très probablement pour le rendre accessible à un plus grand publique et toucher plus de monde. Pour certaines personnes, il y a des scènes qui peuvent sembler difficiles à regarder, mais je continue à dire que tout ceci reste tout de même "plus beau" que la réalité.

Je suis également restée sur ma faim concernant l'aspect psychologique et social, j'aurais aimé entrer un peu plus dans la tête des personnages. Connaître leurs pensées et ce qu'ils ressentent à certains moments.
Par exemple, la sœur d'Ellen (jouée par Liana Liberato ) m'a beaucoup touchée et je trouve dommage de ne pas avoir développé un peu plus ses sentiments face à la situation.
En revanche, j'ai aimé toutes les images et métaphores parsemées un peu partout, la scène dont est extraite la dernière image de mon article est particulièrement belle.

En résumé : C'est un film beau et pertinent pour une approche douce de la maladie. Mais il ne faut pas oublier que la réalité est encore plus sombre et difficile.

Pour finir, je voulais simplement laisser quelques mots à quelqu'un qui se reconnaîtra : Même si on ne se le dit pas souvent toutes les deux, j't'aime fort.

samedi 22 juillet 2017

[Cinématographie] The Circle

Date de sortie 12 juillet 2017 (1h 50min)
De James Ponsoldt
Avec Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega 
Adapté du roman du même nom de Dave Eggers.

"Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c'est une opportunité en or ! Tandis qu'elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l'entreprise, Eamon Bailey, l'encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l'éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l'avenir de ses amis, de ses proches et de l'humanité tout entière…"

Avant tout, je précise que je n'ai pas lu le livre.

The Circle est un film qui souhaite pousser les limites du monde ultra-connecté dans lequel nous vivons. Il est ici question de montrer la frontière très fine entre les aspects positifs et néfastes des réseaux sociaux et des nouvelles technologies.
Certaines scènes en présentent les avantages, d'autres les dérives plus que négatives. Le personnage d'Emma Watson (Mae) semble lui même assez perdu et indécis face à cela une bonne partie du film. Un peu comme nous finalement. Par exemple, nous sommes conscients de l'impact des réseaux sociaux (entre autres) sur la vie privée et paradoxalement, nous sommes nombreux sur Facebook.

Tom Hanks
(Eamon Bailey) est vraiment bon dans son rôle de tête d'entreprise façon gourou avide de "pouvoir". Avec son attitude faussement "cool" et son aisance dans les discours, c'est un cliché réussi, en fait.
Ce qui me fait également penser à toute cette réflexion autour de l'entreprise que transmet le film : La pression imposée (même furtivement) par l'employeur, la pression sociale (concernant les parents de Mae par exemple, pour ceux qui ont vu le film). Le besoin d'être très bon, voir même le meilleur. La surveillance constante. Les cadeaux qui n'en sont pas réellement. Le burn out. La manipulation. Tout ceci abordé avec une certaine légèreté, comme si c'était presque "normal" dans le monde du travail.

The Circle pousse l'idée d'exposition de la vie privée assez loin. La conception même de consentement est biaisée et le libre arbitre devient quelque chose d'abstrait. Pourtant, beaucoup n'en prennent pas conscience et c'est ce qui est représentatif de la réalité. De façon générale nous rendons nous vraiment compte du fonctionnement de notre société ? Sommes nous vraiment libres de nos choix ? Le progrès et les avancées technologiques sont ils vraiment une bonne chose ? Ce film conduit à pas mal de questionnements à travers un scénario simple mais efficace. En résumé, je l'ai trouvé intéressant.

jeudi 20 juillet 2017

[Mélodies] Chester Bennington - Linkin Park - Numb

Parce que j'ai écouté ce groupe encore et encore pendant mon adolescence.
Parce que cette chanson était spéciale.
Parce que la voix de Chester Bennington me donne des frissons.
Parce que leur musique m'a donné tant d'émotions à l'époque. (Et même encore maintenant, en fait.)
Parce que c'est beaucoup de souvenirs.
Aujourd'hui, je me sens vraiment bizarre.

RIP Chester Bennington.